Texte du sujet: Animalité, sujet 3 : "Bestialité"

Il galope aussi vite que la gale, lorsqu'elle s'incruste par tous les opes disponibles de ses hôtes. Puis il trotte. S'égare, si épars, par-ci, et par-là.

 

Il se pose le temps d'une pause, ses gouttes de sueur, sur les herbes se déposent.

 

A nouveau, il s'élance, en transe. Reprend sa course trop folle, en hyperbole, s'essouffle et s'étiole. Il est destroy.

 

Dans son périple sans cavalier, il a cavalé. S'est carapaté, de toutes ses pattes. Un état extatique, et vraiment pas statique.

 

L'adrénaline lui apporte, dans sa démence et son errance, une sorte de clémence.

 

Les heures ont passé, et il court moins vite, maintenant. Ses pas l'emmènent plus doucement, il s'arrête. Clairière, sans doute claire hier mais sombre ce soir. Il est perdu, mais il n'a pas de but. Cet égarement n'est pas une difficulté, seulement une anecdote.

 

Où court-il? Pourquoi?

 

La liberté. Liberté. Comme un lit d'air où s'arrêter, où s'aliter. Sans qu'il ne se délite, sans qu'il ne se "delete". Juste libre de courir ou de dormir.

Lib"air"té. D'un destrier un peu destroy, qui explore la douce folie d'un chemin non pré-dessiné, non prédestiné...

 

 

Texte du 22 octobre 2013, en allégorie de la folie créative.

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