Textes - Ateliers

Texte du sujet: Hasard, sujet 4 : "Bout-rimés au hasard"

Rimes choisies au hasard:

Dessins – Brassins (cuve où l’on brasse la bière)

Nom - Baleinon

Acheter - Feuilleté

Rang - Considérant

Orgue de Barbarie – Baris (une danse balinaise mettant en scène un guerrier qui se prépare à la bataille)

Jouir - Amenuir

Rangée - Mélanger

Facile – Sil

 

Texte du sujet: "Souvenirs" - Sujet 3 : "Je me souviens, façon Perec"

 

 

1.

Je me souviens de Georges Perec, ses cheveux comme un arbre, son sourire doux et son chat aussi, et ses mots, je me souviens.


2.

Je me souviens de Michel, le papa de la pub Kinder, toujours sur son échelle et prêt à dégainer son porte-monnaie pour acheter des bombecs.

 

3.

Je me souviens de « La famille Doucœur, c'est la famille du bonheur. Maman est jolie, papa est gentil, les bébés sont heureux ! »

 

Texte du sujet: Hasard, sujet 4 : "Bout-rimés au hasard"

[Exercice chaotique de poésie, composée à partir de rimes piochées sur internet:

 

...C'est vraiment de l'arnaque, les jeux de hasard ! Je fais quoi avec ça, moi, maintenant ? Tram, Calligramme, Kilos, Bulot, Diplômé, Embaumé, Trahir, Rond-de-cuir, Voix, Génevois, Internet, Aneth, Jump, Dump, Accès, Lacet.

 

Et bien je fais ça !...]

 

 

C'était dans une cité,

Perdu parmi les rues inconnues,

Je devais prendre le Tram.

 

Texte du sujet: Hasard, sujet 1 : "Au hasard de la vie"

Fut une époque où je laissais pas mal le hasard faire en matière de rencontres, qu'elles soient amicales, amoureuses, ou professionnelles. Je me laissais porter par le courant, courant par monts et par vaux selon les envies du moment.

Quelques situations fabuleuses, d'autres ubuesques, et, ensuite, mon talent pour les retranscrire à chaque fois que j'avais envie de m'exprimer. J'aime l'écriture, et je raconte tellement mieux ainsi, par écrit.

Texte du sujet: Hasard, sujet 3 : "Jeu de hasard"

Fraichement élue présidente de la France, je me devais de nommer mes différents ministres. Devant moi, sur mon immense bureau en bois précieux, se trouvait la liste des différents postes et un bocal de verre semblable à une bonbonnière avec les noms de différentes personnes concourant pour les divers postes.

Notre loi tournait autour du hasard. Je me devais de les tirer au sort et de les placer dans les différents ministères selon leur ordre d'apparition. Alors...

 

Texte du sujet: Surnaturel, sujet 3 : "Danse macabre"

Sous les hautes futaies passe un souffle massif.
Les gouttières du temps tremblent dans la lumière
Calme, sous les chênes et les ifs.
Arrive alors l’odeur des chairs,

Lourde, fauve, planant
Jusqu’aux faîtes des cimiers
Montés sur des soldats blancs
De la couleur de mes épées,

Parfum dur, méphitique,
Rampant aux portes de la ville –
Viande crue, membres obliques
Noyés de métal et de bile.

 

Dans la passe ils ont fondu
Comme des rapaces sur un rat
Dans la passe les rapaces
Nous ont eus ;

Dans la passe les longues flèches
Ont plu droites sur nos têtes
Et les rapaces ont ripaillé
Sur les cadavres, pies-grièches

Affairées, minutieuses, à écorcher
Des mains sur des pieux brûlants,
A sculpter sur des scalps quelque image
Divine. J’attendais sous le feu du ciel.

 

L’heure vint de se repaître
Ensemble, le nez dans le sang
Caillé, par les vallées champêtres
Où j’embrassai mes liges, indécent,

Sur la blessure béante et rousse
Comme une hampe de pivoine,
J’entraînai les corps en douce
Par des pas sûrs de courtisane :

Dans les fossés de foin suri
Je chantai clair pour tout le bois :
Le Faucheur vient après la pluie,
Le Faucheur est venu pour toi !

 

J’ai senti, près de mes reins,
Le souffle lourd des chairs ouvertes :
C’était sa main blanche et sereine,
Trempée de mon sang noir enfin,

Sa main longue qui battait
La cadence d’un autre monde ;
Je me suis glissé dans ses brumes
En entrechats et pas de deux ;

Il a levé sa grande faux
Ainsi qu’un homme sur du blé
Mûr, après la pluie
D’été.

Texte du sujet: Paradis, sujet 4 : "Paradisiaque"

Il est 5h15. J'enfile ma veste, attrape mon sac à dos, et je sors en trombe de la maison pour ne pas rater le début des festivités.
La dernière fois que j'ai assisté au spectacle, j'ai senti un tel rayonnement sur mon visage, mon corps, et en moi que j'ai bien cru en mourir.
Dix kilomètres me séparent de cet endroit idyllique, et pourtant j'ai déja l'impression de pouvoir le sentir, le palper.
En montant dans la voiture, je me souviens de ma première vision de cet oasis. J'avais huit ans et mon père venait de m'offrir un vélo tout terrain, pour, disait-il, que je puisse visiter ce jardin et gouter au bonheur simple et naturel des joies de l'existence.
J'avais traversé la grande forêt, fière de mon nouveau jouet et prêt à emprunter le sentier jonché de caillasses qui me fit d'ailleurs perdre deux ou trois fois l'équilibre, pour enfin grimper les quelques mètres qui me séparaient de l'Eden...
Là, dans une euphorie proche de l'extase, au sommet de cette colline, je découvrais une étendue sauvage, fraîche et colorée. Deux aigles tournoyaient au dessus de ma tête, et les rayons du soleil venaient offrir à ce paysage un instant magique et inoubliable. Une bénédiction pour mes yeux, un salut pour mon coeur.
Ce souvenir était resté gravé jusqu'à ce jour.


Aujourd'hui j' ajoute un éclat de beauté à mes souvenirs. J' assiste au lever du soleil. J' ai de nouveau huit ans, et le paradis s'offre à moi. 

 

Texte du sujet: Paradis, sujet 3 : "Paradis artificiel"

 

 

 

Il déambule dans cette pièce qui tient lieu de salon. Il contemple ses collections et ses accumulations. Au file du temps il a amassé un trésors. Des vinyls témoins d'une époque lointaines et d'un son vivant. Des livres au sujet aussi divers et variés que l'astronomie, la poésie, le théâtres, la physique, des romances chevaleresques, des récit de sciences fiction. Tout et n'importe quoi pour vu que son esprit soit occupé.

Texte du sujet: Paradis, sujet 1 : "Les portes du Paradis"

Il avait rendez-vous au Paradis.

Avant cela, il avait constaté, une fois ce grand portail doré à l’excès franchi, qu’il fallait auparavant passer par une sorte de salle d’attente, luxueuse elle aussi, grande comme un palais, et, ici, on était censé méditer ou prier, afin de montrer pattes blanches devant les (juges ? saints ?) peu importe le nom qu’on leur choisissait, ils étaient les délégués d’un ou de plusieurs dieux, à moins qu’ils ne soient eux-mêmes des dieux. Il ne le savait pas. Il avait juste compris, à ce qui se murmurait autour de lui, qu’il passait devant une sorte de jury d’admission.

Texte du sujet: Paradis, sujet 2 : "Paradis perdu"

Bien des personnes pensent que le Paradis existe tout bonnement une fois mort et qu'on y a accès quand on a été suffisement bon.

 

Pour ma part, j'estime que, dans la plupart des cas, le paradis est la période de l'enfance. Une période innocente, douce, gaie. Ou nos actes n'ont pas de conséquences directes, papa et maman nous servent de bouclier contre ce qui pourrait souiller cet écrin de satin. Un monde candide fait de peluches et de poupées que notre imaginaire déjà sans limite faisait prendre vie et faisait vivre des aventures aussi passionnantes qu'illogiques. Au regard d'un enfant, il était tout à fait logique qu'une poupée blonde aux mensurations inhumaines chevauche un chat géant pour aller combattre un chien qui inondait la ville d'urine.