Par ses différences, parce qu'on ne se reconnait pas dans le regard de l'autre, que l'on se sent jugé ou mis à l'écart, on finit parfois par se voir soi-même comme une sorte de "Monstre"...

 

"Aujourd'hui, maman m'a appelé monstre. Tu es un monstre elle a dit. J'ai vu la colère dans ses yeux. Je me demande qu'est-ce que c'est qu'un monstre.

Aujourd'hui de l'eau est tombée de là-haut. [...] Je voyais la terre dans la petite fenêtre. [...] Maman est jolie je sais. Ici dans l'endroit où je dors avec tout autour des murs qui font froid j'ai un papier. Il était pour être mangé par le feu quand il est enfermé dans la chaudière. Il y a dessus FILMS et VEDETTES. Il y a des images avec des figures d'autres mamans. Papa dit qu'elles sont jolies. Une fois il l'a dit. Et il a dit maman aussi. Elle est si jolie et moi quelqu'un de comme il faut. Et toi regarde-toi il a dit et il avait sa figure laide de quand il va battre. J'ai attrapé son bras et j'ai dis tais-toi papa. Il a tiré son bras et il est allé loin où je ne pouvais pas le toucher."

- Richard Matheson, "Le journal d'un monstre".

 

En vous inspirant de l'extrait ci-dessus, ou en partant dans une toute autre direction, racontez comment le rejet, le regard de l'autre qui vous "monstrifie", change peu à peu votre vision de vous-même. Et, pourquoi pas, comment retrouver son estime de soi et son humanité.

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Textes soumis:
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