Non, ce n'est pas le film éponyme qui a inspiré ce sujet wink Mais les Apaches... Et pas les Apaches du sud-ouest des Etats-Unis... Mais ceux du Paris des années 1900 !

« L'Apache est la plaie de Paris

Plus de 30 000 rôdeurs contre 8 000 sergents de ville :

L'apache est la plaie de Paris. Nous démontrons plus loin, dans notre « Variété », que, depuis quelques années, les crimes de sang ont augmenté dans d'invraisemblables proportions.

On évalue aujourd'hui à au moins 70 000 le nombre de rôdeurs — presque tous des jeunes gens de quinze à vingt ans — qui terrorisent la capitale. Et, en face de cette armée encouragée au mal par la faiblesse des lois répressives et l'indulgence inouïe des tribunaux, que voyons-nous ?... 8 000 agents pour Paris, 800 pour la banlieue et un millier à peine d'inspecteurs en bourgeois pour les services dits de sûreté. Ces effectifs qui, depuis quinze ans n'ont guère été modifiés, sont absolument insuffisants pour une population dont l'ensemble — Paris et banlieue — atteint, le chiffre énorme de 4 millions d'habitants. C'est ce que nous avons voulu démontrer dans la composition si artistique et si vivement suggestive qui fait le sujet de notre première gravure. »

- Extrait du Petit Journal du 20 octobre 1907

 

Apaches (selon Wikipedia) est un terme générique qui sert à désigner des bandes criminelles du Paris de la Belle Époque. Ce terme, qui fait florès vers 1900, résulte d'une construction médiatique basée sur un fait divers. En 1902, deux journalistes parisiens, Arthur Dupin et Victor Morris, nomment ainsi les petits truands et voyous de la rue de Lappe et « marlous » de Belleville, qui se différencient de la pègre et des malfrats par leur volonté de s'afficher.

Nous vous proposons ici d'imaginer un récit dans ce Paris de la Belle Epoque, mettant en scène un ou une apache (ou toute une bande !).

Pas de contrainte de genre ou de forme.

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