Texte du sujet: Animalité, sujet 3 : "Bestialité"

Perle.

La sueur perle sur tout son corps. Il exsude.

 

Chaleur.

Il règne une chaleur estivale, humide, quasi-tropicale. Comme un temps pré-orageux.

 

Electricité.

Dans tous ses pores. Cette météo amplifie ses sens, et ses instincts. Ses poils se hérissent.

 

Instinct

Animal. Envie de les assouvir juste ce qu’il faut pour se sentir vivant.

 

Rut.

C’est cet instinct-là qui se fait sentir. Pas celui de la chasse, ni celui de la violence.

 

Elle.

Est encore sous la douche, elle sortira dans peu de temps. Il a envie d’elle.

 

Corps.

Elle sort enfin. Son corps est caché sous le drap de bain, qu’elle a noué simplement autour d’elle. Il s’approche, le regard caressant.

 

Dénudée.

Il l’embrasse d’abord, aussi tendrement que possible. C’est tellement bon. Il dénoue rapidement le tissu et met son corps à jour.

 

Regard.

Elle le regarde, intriguée et intéressée. Pas un mot ne les traverse, tout le langage est corporel.

 

Aimer.

Il aime la voir telle qu’elle est. Il a envie de toucher chaque partie de son corps, se repaître d’amour avec elle.

 

S’allonger.

Voyant son sourire coquin s’esquisser, il l’entraîne vers le canapé. Les rideaux sont restés ouverts mais il s’en moque, et il compte le lui faire oublier. Ils ne sont plus deux humains civilisés, ils sont des animaux survoltés. Son envie dépasse la décence. La chaleur n’a pas faibli, et ses envies sont de plus en plus fortes. Il sent l’odeur métallique du désir monter de son propre corps.

 

Fauve.

Tel un fauve, il la chevauche directement. Sans préparation, juste lui, elle, et cette brutalité soudaine dans l’amour, comme une cohérence entre le temps monstrueux et les corps en appétit.

Elle se contracte sous la bestialité des coups. Sa main droite agrippe son épaule, y enfonçant ses ongles profondément. Elle n’est pas coutumière de ça, l’ambiance suintante l’y pousse, comme un moment d’oubli primitif.

L’odeur de la sueur et du rut fait monter encore d’un cran le rythme de leur corps-à-corps. Elle pousse un cri bas, rauque, presque un feulement. Lui râle.

Il s’affale sur elle, comme un lion lourdaud. Il l’écrase un peu ; il en a conscience, mais de façon lointaine ; son humanité s’est fait un safari à bonne distance, et il peine à reprendre les rênes de son être.

Mais il se sent vivant, lascivement vivant. Il est ailleurs, dans un monde où les sensations ont remplacé la réflexion.

Elle soupire lentement. Sa respiration ressemble à celle d’un félidé en pleine félicité.

La sueur les lie et forme une liane transparente autour d’eux.

Ils sont bien. Hominiens.

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